Du 18 mars au 21 juin 2026, le Grand Palais accueille This Will Not End Well, une grande rétrospective consacrée à l’artiste américaine Nan Goldin.
Cette exposition est la première en France à présenter son travail sous l’angle du cinéma et du diaporama immersif. Goldin considère en effet ses œuvres comme des « films composés de photographies ».
L’exposition retrace plus de quarante années de création à travers plusieurs installations monumentales mêlant photographies, projections, musique, archives personnelles et vidéos. Le visiteur entre dans un univers profondément intime où se croisent amour, amitié, sexualité, marginalité, dépendance, violence, maladie et mémoire.
Nan Goldin est une figure majeure de la photographie contemporaine. Depuis les années 1980, elle documente sa propre vie et celle de ses proches avec une esthétique brute, directe et émotionnelle. Son travail montre les communautés underground new-yorkaises, les scènes queer et drag, les ravages du sida, les addictions, mais aussi la tendresse, la liberté et les liens humains.
L’exposition présente notamment :
The Ballad of Sexual Dependency
The Other Side
Memory Lost
Sirens
Sisters, Saints and Sibyls
Ces œuvres plongent le spectateur dans une expérience immersive où la photographie devient narration visuelle et mémoire collective. Les images défilent comme un journal intime accompagné de bandes-son musicales très fortes émotionnellement.
Le parcours scénographique transforme les espaces du Grand Palais en salles sombres et enveloppantes, proches du cinéma expérimental. Cette mise en scène renforce le caractère émotionnel et autobiographique de l’œuvre.



